La violence vécue par les femmes séropositives

décembre 28, 2010

Les menaces faites à l’ endroit des femmes vivant avec le VIH dans les hôpitaux par le personnel soignant contribuent à la propagation du VIH, car se sentant menacées, elles préfèrent se taire et mettent la population en péril.

En Décembre 2010 , Madame Gladys, après avoir suivi les femmes vivant avec le VIH dans les médias rassurant les populations qu’elle pouvait se faire dépister se décide de le faire au troisième mois de sa grossesse ; puisque cela la garantissait d’avoir un enfant séronégatif. Ses résultats se sont révélés positifs.

Après qu’elle soit remontée du choc par les assistantes sociales ; elle est référée au centre de santé pour la prise en charge médicale en ce qui concerne la PTME (prévention de la transmission de la mère à l’enfant).

Au centre de santé les sages –femmes ont mis un signe sur sa fiche prénatale, PTME comme référence pour un meilleur suivi . Chose curieuse chaque fois quand elle arrivait au centre, elle dépose son carnet pour qu’elle soit reçu quand son tour arrivera.

Au fur et a mesure que la sage femme faisait l’appel quand elle arrivait au carnet de Gladys, elle saute et appelle quelqu’un d’autre. A chaque fois c’était comme ça. A la fin c’est pour lui dire de revenir le lendemain ou encore pour la traiter négligemment en lui accablant de reproches publiquement du fait de sa sérologie positive et de sa grossesse.

Blessée dans son amour propre et déçue elle va se décider de changer de centre pour un meilleur suivi . Cette fois –ci elle va dans un autre centre ou elle cache son statut sérologique. Dans ce nouveau centre, elle est bien reçue par le personnel de santé. Etonnée de la naïveté de la sage –femme qui ne prenait aucune précaution pour la traiter et qui avait fait confiance du fait de son apparence, a chaque fois elle l a ramenait a l ordre en ce qui concerne le port des gants.

Quand elle s’est confiée à nous, elle nous a exhorté, nous responsables de l’association Femmes Plus, de doubler les efforts pour sensibiliser le personnel soignant sur leur manière de recevoir les personnes vivant avec le VIH , et les femmes en particulier.

Les menaces faites à l’ endroit des femmes vivant avec le VIH dans les hôpitaux par le personnel soignant contribuent a la propagation du VIH ; car se sentant menacées elles préfèrent se taire et mettent la population en péril.

Nous, femmes séropositives, réunies dans l’association Femme Plus du Congo après plusieurs conseils à Gladys, profitant de l’avant projet de loi portant protection des personnes vivant avec le VIH , avons pris la résolution de sensibiliser sur la violence faites aux femmes, les femmes séropositives en particulier ainsi que leurs droits, de porter haut les voix des sans voix en vue de la réduction de cette violence.

A cause de leur statut sérologique les femmes sont victimes de violences dans les centres de santé. Nous devons lutter contre ce type de violence afin de mettre fin à ce genre de pratique. Rendues vulnérables par la présence du virus dans leurs corps et affaiblies psychologiquement par des comportements négatifs a leur égard les femmes vivant avec le VIH/SIDA vivent des situations tristes avec leurs progénitures. Elles sont marginalisées, rejetées, et se sentent diminuées.

Ces comportements se répercutent dans la société, les administrations, les familles, etc.
Que faire, nous devons agir, nous lever, sortir de nos cachettes et de défendre notre cause, la cause de la femme séropositive.

L’inexistence de la loi portant protection des personnes vivant avec le VIH/SIDA met les femme séropositives dans des situations difficiles.

Blandine SITA


Un espoir sur la loi portant protection et dignite de la femme seropositive au Congo Brazzaville

décembre 28, 2010

L’Association Femmes Plus avec un appui de URGENT ACTION AFRICA a fait des sensibilisations et plaidoyers auprès des femmes parlementaires de notre pays en ce qui concerne la loi portant protection des personnes vivant avec le VIH en général et des femmes vivant avec le VIH en particulier.

Cette action au côté des autres ONG de lutte contre le sida a propulsé le processus de la loi. De l’étape de l’avant projet de loi, nous sommes arrivées à la loi qui a son tour se trouve a l’étape finale; c’est à dire sur la table des sénateurs. Nous attendons que ceux-ci l’adoptent et que le Président de la République signe a son tour et promulgue.

Annette Blandine SITA


Sensibiliser les femmes séropositives sur la violence

novembre 28, 2009

L’Association Femme Plus du Congo organise des sessions de sensibilisation des femmes séropositives à son siège sur la violence dont elles sont victimes. Au cours de ces sessions, il est question de discuter des différentes formes de violence que les femmes séropositives subissent en raison de leur statut. Il y a notamment des cas de violence physique et morale. Des femmes veuves sont parfois abandonnées et chassées de leur domicile ; des femmes sont abandonnées par leurs partenaires entre autres.

Dans nos prochains articles, nous donnerons les détails de ces activités.


Un repas communautaire pour les personnes vivant avec le VIH.

septembre 5, 2008

L’Association des Femmes Plus du Congo a organisé un repas communautaire à son siège ce Vendredi 05 Septembre 2008. Ce repas, qui rentre dans le cadre du soutien nutritionnel des malades, dans le but d’enrayer la malnutrition a réuni plus de quarante quatre personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Tout commence par la vérification du poids de chaque malade en comparaison de son poids pris dans le centre où il est suivi ; ce qui permet de contrôler l’évolution de chaque malade. En effet, le poids est un élément d’appréciation de l’évolution de la personne. « La courbe de poids de chacun doit normalement être croissante » a expliqué l’Assistant sanitaire. Or, le repas apporte un des calories dans le corps, donc un apport en énergie. Dans cet apport énergétique, il y a des éléments d’appréciation de l’état général de la personne qui peuvent s’éliminer à savoir : l’asthénie ou fatigue, l’amaigrissement et l’anémie.

Préparé avec l’assistance d’une nutritionniste par les femmes de l’association Femmes Plus, le repas est composé selon le besoin des malades en aliments es. Pour cette journée, le repas était composé de poissons fris, du foufou (farine de manioc), des courges, de légumes et autres aliments.

La nutritionniste, donnant l’importance de ce repas, a souligné que « l’assistance médicale va de pair avec l’assistance nutritionnelle ». Elle expliquait aux malades la composition des aliments en leur conseillant d’observer ces mêmes directives leurs maisons respectives. Un guide nutritionnel se basant sur des aliments locaux a été conçu pour permettre aux malades de suivre la composition alimentaire et de bien équilibrer leur repas journalier. Elle a par ailleurs déconseillé aux malades de prendre de l’alcool parce qu’il est à l’origine de la destruction de la vitamine B6.

Cet article et d’autres sur le SIDA au Congo peuvent être lues

A cette occasion, Thérèse, une femme âgée de 53 ans, infectée depuis plusieurs années, n’a pas caché sa satisfaction : « il y a une grande différence avec nos repas habituels que nous mangeons à la maison ; parce que ce repas-ci est plus complet et nous permet de récupérer rapidement notre poids ». « Nous nous attelons à mettre en pratique les conseils de la nutritionniste sur la composition de nos repas. En outre, ces rencontres sont un véritable réconfort psychologique parce que lorsqu’on arrive ici, nous nous sentons en communauté, et nous nous assistons les uns les autres, c’est donc une véritable famille qui s’est formée », a-t-elle poursuivi.

Assurément, la prise en charge nutritionnelle est indispensable pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA. Les repas conviviaux devraient être organisés régulièrement et encouragés.

Cet article et d’autres sur le VIH/SIDA au Congo peut être lus sur le site


Vivre avec le VIH : ma famille et notre association m’ont redonné le sourire

septembre 3, 2008

Je suis une femme vivant à Brazzaville au Congo. Je mène une vie normale comme toutes les femmes et j’exerce une activité pour subvenir à mes besoins.

Il y a un an de cela, en 2007, j’avais commencé à avoir des fièvres, des fortes fièvres, et je perdais du poids chaque jour. Je vivais avec mon père et ma petite sœur. Cette situation a attiré l’attention de ma petite sœur qui m’a conseillé d’aller à l’hôpital pour voir ce qui n’allait pas.

Deux semaines après, elle m’a convaincue, et nous sommes parties au Centre de dépistage volontaire de Bissita de Brazzaville, je me disais que je ne pouvais pas être infectée par le VIH. Le dépistage du VIH était gratuit et après deux jours, j’ai été orientée vers une conseillère.

Je peux me rappeler comment cette dame m’a fait asseoir, m’a mise à l’aise et ma expliqué calmement que je souffrais d’une maladie qui ne tue plus et que si je commence le traitement, je peux vivre longtemps. Au départ, cela a sonné comme un coup de marteau, je voyais ma vie changer à l’instant et les pensées ne cessaient de se multiplier dans mon esprit. Visiblement, à cet instant là, il y a un année, j’étais désespérée d’apprendre cette nouvelle.

Ma petite sœur n’a pas perdu espoir, elle était toujours présente et m’a aidé à surmonter cette épreuve. Ensuite, j’ai accepté de faire le bilan médical et j’ai repris ma forme.

Aujourd’hui, je raconte avec joie que ma petite soeur m’a beaucoup soutenue. Elle a cherché et n’a pas baissé les bras pour que je ne sois pas frustrée par mon statut sérologique.

Elle a cherché des associations, et chaque fois qu’elle en découvrait et se rendait à leurs sièges, les portes étaient fermées et les responsables absents. Fallait-elle qu’elle perdre sa motivation ? D’autres jeunes femmes de son âge auraient pu le faire, mais ma sœur, elle, ne m’a pas oubliée et ne m’a pas abandonnée.

Puis, un jour je me rendais à l’hôpital pour me faire soigner et j’ai rencontré une maman de l’Association Femmes Plus du Congo (AFPC). Elle m’a expliqué ce qu’elles faisaient et m’a invité à prendre part à un espace de parole.

La première fois, cela ne me disait pas grand-chose, mais le jour où je me suis rendue à l’espace de paroles, je me suis vite adaptée. J’ai été enchantée par l’atmosphère qui y régnait et mon moral s’est blindé et plus de soucis. J’ai eu des amies, ainsi un nouveau soleil est apparu dans ma vie. J’étais simplement moi-même et pas enfermée dans une chambre à me morfondre.

Dans ma fille, je suis l’aînée de 3 filles. Mon père m’a aussi beaucoup soutenu. Il m’accompagnait parfois à l’hôpital.

Ma petite soeur était informée sur le VIH/SIDA, car elle s’était occupée d’une de mes cousines qui en est décédé.

Elle avait utilisé son argent pour me soigner, elle est toujours avec moi.

L’AFPC m’a bien accueillie et depuis je participe aux activités. Mon engagement dans cette association m’a aidé à mener une vie positive. Je pensai que la vie devait s’arrêter et donc cela ma beaucoup aidé.

Le soutien de ma famille et celui que j’ai trouvé à l’AFPC à vraiment changé ma vie. Je réalise que nous ne sommes pas seules. Je suis une femme et je mène une vie normale comme tout le monde. C’est mon histoire.

Cet article et d’autres histoires peuvent être lues sur le site des droits des PVVIH en cliquant ici


Stigmatisées à notre siège !

septembre 2, 2008

A Brazzaville, dans la parcelle où nous louons deux salles qui nous servent de bureau pour notre organisation l’Association Femmes Plus du Congo (AFPC), nous cohabitons avec un voisin qui vit avec sa famille.

Jusqu’à un passé récent, nous avions de bonnes relations de voisinage. Une fois au cours de nos repas conviviaux avec nos membres, il nous a subitement interdites de s’approcher de la porte de sa maison et de ne plus utiliser les mêmes toilettes, car, dit –il, « nous sommes infectées et il ne voudrait pas que nous contaminions sa famille ». Il n’existe qu’une seule toilette dans la parcelle.

Comment allons-nous donc réagir ? Nous n’avons pas encore décidé. Devons-nous construire nos propres toilettes et avec quels moyens ? Nous ne pouvons pas déménager de là car nous payons le loyer régulièrement. C’est le siège où nous tenons nos réunions et nos activités.

Il est vrai qu’aujourd’hui encore beaucoup de personnes ignorent comment le VIH se transmet, mais également d’autres feignent de les ignorer. Souvent, ces personnes qui stigmatisent les personnes vivant avec le VIH ne se sont jamais fait dépister.

Nous avons longtemps ignoré ses paroles, et puis nous avons appris qu’il a « publié » dans le quartier que notre association est une organisation de personnes vivant avec le VIH. Lorsque nous passions dans les rues, nous ne pouvions sentir le regard des habitants. Maintenant, à notre passage, nous pouvons sentir le regard de dédain ou lourds des habitants du quartier. Nous remarquons que lorsque nous marchons dans la rue dans ce quartier, les gens chuchotent.

Ce n’est pas une situation facile  à vivre. Nous sommes installées dans cette parcelle depuis plus d’une année et nous n’avons jamais eu de problème de cohabitation avant.

Cette attitude de notre voisin est à fustiger.

Aurelie


Formation avancée sur l’Internet dans la lutte contre le sida

septembre 2, 2008

Azur Développement, ONG de lutte contre le sida a organisé à son siège du 22 au 23 juillet 2008, un atelier de formation avancée sur l’internet, le web 2.0 et la réalisation des histoires numériques pour les leaders et les chargés de communication des organisations de lutte contre le sida.

Pour lire la suite allez sur le site  internet du RENAPC.